mercredi 15 octobre 2008

L'automne des poètes (débutants!)


Aujourd'hui je suis allée, pour la première fois de ma vie, à un atelier d'écriture poétique. Et je n'y connais pas grand chose en poésie! Je n'ai jamais été capable de produire un poème digne de ce nom ( et je ne parle pas de ma prose souvent laborieuse parce que là ce serait s'auto-flageller!)

Les quatrains, alexandrains et autres sonnets -et il en est de magnifiques:


Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, je partirai.
Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

m'ont toujours laissée admirative...


Mais dès qu'il s'agissait de faire jaillir quelque chose de ma plume: le néant! "Incapable!" me disais-je, frustrée, insatisfaite de moi-même.



Et puis aujourd'hui on a joué, et j'ai OSé; çà a donné çà.



A partir d'un réservoir de mots choisis:


Je vois la fièvre dans ton regard
Dont tous les mots se font l'écho
Ton visage étranger, ta voix obscure
Il est tard
Et je vais faire un brasier
De mes pensées impossibles



A partir des petites annonces:


A vendre: poumons en bonne santé, reins très sains, accompagnés d'un coeur d'artichaut ayant peu servi. Une affaire.



A partir du jeu de l'accordéon:


Il part en poussière
C'est la mairie qui l'a voulu
Il a connu 10 000 vies
Des bruits, des chants, des cris, des rires
L'immeuble s'envole avec une vérité fragile



A partir de mots piochés au hasard:


L'ange a perdu ses ailes
Au bord d'un bougeoir brûlées
Il se cache sous la grandeur
De la tour Eiffel embrumée




Evidemment, l'oralisation des productions faisait partie de l'exercice. Mais moi, j'ai toujours dit que LE RIDICULE NE TUE PAS...











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mercredi 8 octobre 2008

Dans un vieux carnet


Alors çà, ce sont des mots que j'ai retrouvé dans un carnet tout jauni, mots jetés là sans doute lors d'un moment oublié de ma folle jeunesse ( là on dirait carrément une vieille peau qui écrit!) Je vous les retranscrit ici, tels quels:


(...)J'aime les gens qui vont au bout de ce qui fait leur essence, ceux qui savent qu'ils se trompent de chemin -peut-être- mais qui ne peuvent le rebrousser, ceux qui se disent qu'un instant d'Emotion pure vaut plus que des années de "çà va pas trop mal" (...)


Mouais. Bon. Une à deux decennies plus tard, avec mes hauts (très hauts) et mes bas (non moins extrêmes), je me vois mal renier ces écrits d'antan , même griffonés à la va-vite un soir de déprime...ou d'euphorie!
*

mercredi 1 octobre 2008

çà s'appelle la solitude


Il faut être forte. Il faut être forte. Il faut être forte.

C'est LA phrase qu'il faut se répéter, paraît-il, matin après matin, pour l'être, forte, justement. Ou le devenir. Ou se donner l'illusion qu'on peut l'être, ce qui, pour sa part, serait déjà pas mal.

Alors elle rabâche, silencieusement, ces quelques mots censés la faire tenir debout, encore.

Et elle est là, vaillant petit soldat qui sait pourtant la chute possible, aujourd'hui, demain, n'importe quand...

Elle s'oblige à ne pas penser qu'elle n'a pas (plus) de but dans sa petite vie, et pourtant elle en cherche, car sans but elle n'est plus rien ( imaginez Zidane sans buts et visualisez sa vie). Elle s'oblige à espérer que l'avenir réserve de bonnes surprises, mais "s'obliger" à avoir de l'espoir, n'est-ce pas déjà ne plus en avoir?

Elle qui ne pouvait envisager la vie sans enfants se trouve acculée devant ce deuil impensable. L'horizon est aussi bouché que le vin de la cave de son père.

Alors, pour tenir, elle continue de sourire et de se répéter chaque matin que dieu fait qu'IL FAUT ETRE FORTE!



mercredi 24 septembre 2008

Comme des bêtes


C'est le matin. Le réveil sonne et, une fois n'est pas coutume, j'ai dormi comme un loir.

Tandis que je suis encore nue comme un ver, je m'étire lentement, voluptueusement. Pour profiter encore quelques secondes de la douceur des draps.

Je suis excitée comme une puce à l'idée de ce week-end qui s'annonce: il s'augure tour à tour tendre, passionné, sensuel, drôle...

Comme à chaque fois dans ces moments-là, j'ai un appétit de moineau et beaucoup de mal à arriver au bout de ma tartine.

Le téléphone sonne soudain. Son prénom s'affiche sur l'écran à cristaux liquides; çà me donne la chair de poule. Il n'oserait quand même pas annuler au dernier moment?

Je décroche aussitôt et lance un "Allo!" anxieux. J'ai un chat dans la gorge.

- Tu as la voix rauque ce matin, me dit-il, c'est très sexy!

Comme çà, dès le matin, çà me laisse muette comme une carpe.

- Ecoute Lola, je ne sais pas si je vais pouvoir venir ce soir...

Quoi? Comment? Pardon? Je rêve? Mais pour qui tu te prends? Ah, mais çà va pas se passer comme çà!!!

NON. çà, c'est ce que j'aurais pu dire. Mais après il va encore parler de mon caractère de chien.

Et là je ne suis pas d'humeur querelleuse.Je décide donc de faire l'autruche.

Je rétorque, douce comme un agneau: "Je t'attends à 19 heures, ne sois pas en retard..."

- Toi tu me fais trop craquer! Bien sûr que je serai là. Et à l'heure plutôt deux fois qu'une!



Et, le soir, mon homme, enfin là: "Lola, laisse s'exprimer ton côté animal..."

Moi: "LEQUEL?"




L'illustration ci-dessus, c'est parce que j'ai des yeux de biche. ( mais si, enfin, à quoi d'autre pensiez-vous?)








mercredi 10 septembre 2008

Aïe aïe aïe!


J'ai déjà épuisé mon capital repos. En moins de dix jours.

A moi le record du stress post-villégiature ( car c'est BIEN FINI).

Me voici tellement stressée, avec palpitations et tutti quanti... qu'il me plaît à revenir ( dans mes rêves) quelques semaines en arrière.

Tenez, par exemple, me détendre devant un petit cappuccino chez Alfredo, via Giulia. Ah...the Alfredo's touch...


-Dans tes rêves, Lola!!!

-Ta G...

mercredi 3 septembre 2008

Baroque




C'est Pluton qui tombe follement amoureux de Proserpine, la déesse des saisons...
Son amour est si fort qu'il se jette sur elle, pour l'emporter vers l' Enfer, mais la déesse se débat. Tendue, sensuelle, elle lutte pour ne pas se laisser asservir. Le chien à trois têtes assiste son maître. Le dieu des enfers presse ses mains sur Proserpine, enfonce ses doigts et serre la chair délicate de ses cuisses et de sa taille. Elle, elle se débat dans une sensualité infernale, des larmes coulent sur ses joues...
C'est érotique et baroque.
C'est le Bernin qui a sculpté ce marbre follement vivant (1621-1622) nous donnant l'irrésistible envie de toucher le corps de cette femme de pierre.
C'est "L'enlèvement de Proserpine", visible à la gallerie Borghese (Rome).



samedi 30 août 2008

Voilà, c'est fini


Vous n'allez sans doute pas me croire mais les vacances sont belles et bien finies. TROP COURTES EVIDEMMENT! Ces trois derniers mots, c'est pour vous énerver un peu.

Pour vous agacer encore plus, je peux faire la liste (je suis une folle furieuse des listes mais vous l'aviez forcément remarqué) non exhaustive de mes petits bonheurs de l'été:


  • flâner et me rafraîchir dans les magistrales fontaines romaines

  • déguster la meilleure glace au melon et à la figue de toute mon existence dans les rues étroites du Trastevere

  • faire le lézard au soleil sous 35 degrés et me baigner toute la journée, sur une île du nord de l'Afrique

  • être l'invitée d'une vieille dame berbère et goûter son fabuleux pain dans la fraîcheur de sa maison troglodythe, aux portes du désert

  • oublier (enfin!) mon ex

Enervant, non?


Pour me rattraper d'avoir ainsi aiguisé votre agressivité (peut-être), et là je parle notamment de ceux qui n'ont QUE cinq semaines de congés annuels, j'ajouterai que cet été 2008:



  • J'ai eu 40 ans, et çà s'est passé dans la douleur!

  • En plus je me suis découvert quatre cheveux blancs.

  • Et deux rides...

  • De surcroît, je suis complètement fauchée ( fatalement!)

  • Et il faut savoir aussi que je m'apprête à attaquer ma dépression saisonnière.

Voilà. Je suis sûre que vous vous sentez tout de suite mieux.


La rentrée est à présent là, avec son lot de soucis et de travail ( ben oui il m'arrive de bosser, à moi aussi), mais c'est avec un immense plaisir que je vous retrouverai ici...jusqu'au prochain été...si le coeur vous en dit!