vendredi 5 juin 2009

C'est si vrai


Aujourd'hui, juste une petite pensée Freudienne...


Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance que lorsque nous aimons...
.

dimanche 24 mai 2009

Elle a 120 ans




Un squelette de beffroi, disait Verlaine.


.


Un grillage infundibuliforme, un suppositoire criblé de trous, renchérissait J.Karl Huysman.


.


Plus poétique, Olivier Delahaye comparait le monstre de fer à une femme nue, sans ses habits, avec tout au plus du maquillage. ( Là, je le reconnais, il faut avoir une imagination débridée!)


.


De mon côté ce sont les représentations picturales qu'en ont fait Garen et Delaunay qui me parlent le plus. ( cf. ci dessus)




Et vous, vous l'aimez ou la détestez comment, notre chère vieille tour?


.

dimanche 10 mai 2009

Pour des baleines

J'ai failli me retrouver nue à l'aéroport de Florence. Je vous jure.

Alors que je passai le portique de sécurité, celui-ci se mit à biper. Je ne m'affolais pas outre mesure, la chose étant chez moi assez coutumière ( et pourtant je vous assure que je n'ai JAMAIS d'arme sur moi!). D'habitude, une fouille rapide par dessus les vêtements rassure illico l'agent de sécurité. Mais pas cette fois-ci.

Car après m'avoir fait vider mes poches, enlever la ceinture et les chaussures, le bip continua de plus belle, notamment lorsque le détecteur passa devant les attributs féminins de la partie supérieure de mon corps. L'agent ( une femme zélée) me supprima aussitôt mon passeport, me dit de me poser là, et d'attendre ses supérieurs.
Là, j'avoue, j'ai commencé à sentir ma tension monter dangereusement.
Je levais donc mon pull pour lui expliquer que, peut-être, il s'agissait de mon soutien-gorge, qui était pourvu de baleines métalliques ( pour faire un plus beau soutien, mais oui!).
Mais à chaque tentative de ma part de lui montrer l'objet du soi-disant délit, elle m'ordonnait de rabaisser mon vêtement immédiatement. Cachez-moi ces morceaux de chair que je ne saurais voir!

Je vous confesse qu'à ce moment là, ma seule pensée était de régler au plus vite le malentendu. Alors, qu'on aperçoive furtivement ma poitrine m'importait peu, franchement!

Finalement, trois autres agents ont accouru, ont jeté un coup d'oeil entre mes seins et j'ai enfin été considérée comme inoffensive . Le temps de récupérer le passeport, et de m'éloigner sous les clins d'oeil hilares des futurs passagers attendant derrière le portique, la petite histoire avait duré une demi-heure.

M'en fous.
L'attente fut moins longue avant l'embarquement...

.

vendredi 1 mai 2009

La force spirituelle de David




A la Galleria dell'Accademia, je suis restée scotchée, comme inerte, plus de 3/4 d'heure devant l'exceptionnel David de Michel-Ange.
L'athlète me fait face, gigantesque sculpture de près de 5 m de hauteur et pesant 5 tonnes. Son regard, sa posture sont bouleversants de réalisme.
C'est David avant qu'il n'affronte Goliath. David qui va à la rencontre de son destin.
Je fais le tour de la statue plusieurs fois, observant chaque détail, chaque veine palpitant sous le marbre.
Emotion vivifiante.
Juste ce dont j'avais besoin. Etre ailleurs, emportée, bouleversée...
.
(photos: la copie, deux fois moins grande que l'original, sur la piazza della signoria)
.

lundi 20 avril 2009

Firenze



Quelques jours de vacances s'offrent à moi et vont prendre le visage de Florence et sa belle Toscane.
Alors: "Firenze! Vengo subito. Corro!"



lundi 13 avril 2009

Le jour des cloches




Quand j'étais ado, je me suis foulée la cheville en dévalant une montagne et depuis lors, celle-ci est toujours restée d'une fragilité absolue. Il y a quelque temps, encore une fois, je fus obligée de sautiller à cloche-pied pour aller consulter mon doc. Dès qu'il m'a vue, il a levé son sourcil broussailleux: "...Hum...Il y a quelque chose qui cloche. Voyons...ce n'est pas une entorse. On dirait un oedème. Vous êtes sujette aux allergies?"

.

Un oedème allergique à la cheville?Mais c'est qui ce médecin? Charles Attan? Comme je ne voulais pas entendre qu'un son de cloche, je filai chez son confrère.

.

Lorsqu'il me fit entrer dans son cabinet je frémis devant autant de sex appeal. Là, je vous l'avoue tout de go, celui-là je l'aurais bien mis sous cloche et gardé rien que pour moi.Mais c'était sans compter sur la multitude de patientes en chaleur qui frappaient à la porte, et je n'avais pas envie de me faire sonner les cloches par 10 mères de famille en furie.

.

Finalement, il s'agissait bien d'une entorse. Car Bo Dock, en plus d'être sexy, était un excellent praticien. Par le plus grand des hasards il semblerait que je lui ai un peu tapé dans l'oeil puisqu'il m'invita ( waow) à dîner le soir même ( et toc à la 10aine de furies de la salle d'attente!)

.

On s'est donc tapé la cloche rien que tous les deux, dans le meilleur restau de fruits de mer de la ville. Il a réglé l'addition ( pas le genre à déménager à la cloche de bois). Sur mon nuage, j'étais!

.

Jusqu'à ce que son mobile rugisse "YMCA"et que je l'entende répondre: "Alphonse? Oui mon chéri, bien sûr...J'arrive. Je finissais de dîner avec une patiente fort sympathique qui, va savoir pourquoi, s'était mis dans la tête qu'elle avait un oedème allergique à la cheville!...Haha...oui...très drôle...A tout de suite mon chéri!"

.

"Lola, tu n'es qu'une pauvre cloche..." m'a une fois de plus soufflée ma petite voix intérieure.

.( en attendant, Alphonse, il a de la chance!)

samedi 4 avril 2009

Classe de mer


Nous sommes donc partis, avec mes chers bambins et mon accompagnateur Christos (choisi avec soin pour sa patience légendaire) vers une île de l'Atlantique pour une semaine de découvertes marines.

Mes chères têtes têtes blondes s'en sont données à coeur joie, entre les jeux sur la plage, la pêche à pied sur l'Estran, la conception de notre aquarium, notre incursion chez les ostréïculteurs et à la criée, les veillées: conte/musique/chants... et même une boum avec les plus grands ( et là on a eu droit aux coiffures élaborées à l'aide de gel pour être le plus beau/la plus belle pour aller danser, et puis au rapprochement sentimental de quelques-uns et quelques-unes).

Une semaine riche et fort sympathique, réellement!

Mais Christos et moi, à y regarder de plus près, on était loin de se la couler douce... Parce qu'il fallait être au taquet 24h sur 24, que croyiez-vous?

Parce que, parmi mes chers élèves il y avait ( et là je ne serai pas exhaustive):


  • Paul le cascadeur qui ne cessait de grimper sur l'armoire dès qu'on tournait les talons

  • Nora l'hypersensible et somnambule qui vaquait toutes les nuits dans le bâtiment les bras en avant

  • Tom le terrible qui faisait des hémorragies nasales nocturnes

  • Amadis qui avait des chaussures trop petites et ne pouvait donc pas marcher plus de 30m

  • Julie la lunaire qui perdait toujours et partout ses affaires

Et là, j'en passe...des vertes et des pas mûres...


Avec comme conséquence de tout çà, cela va sans dire, pour les deux adultes présents, une attention de chaque instant et une somme de sommeil avoisinnant les 16 heures sur 5 jours.


Ah...Je l'entends encore, la voix de cette mère d'élève, le matin du départ, alors que nous nous apprêtions à monter dans le bus: "BONNES VACANCES!"


( La prochaine fois, je l'embarque avec moi !)