lundi 20 avril 2009

Firenze



Quelques jours de vacances s'offrent à moi et vont prendre le visage de Florence et sa belle Toscane.
Alors: "Firenze! Vengo subito. Corro!"



lundi 13 avril 2009

Le jour des cloches




Quand j'étais ado, je me suis foulée la cheville en dévalant une montagne et depuis lors, celle-ci est toujours restée d'une fragilité absolue. Il y a quelque temps, encore une fois, je fus obligée de sautiller à cloche-pied pour aller consulter mon doc. Dès qu'il m'a vue, il a levé son sourcil broussailleux: "...Hum...Il y a quelque chose qui cloche. Voyons...ce n'est pas une entorse. On dirait un oedème. Vous êtes sujette aux allergies?"

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Un oedème allergique à la cheville?Mais c'est qui ce médecin? Charles Attan? Comme je ne voulais pas entendre qu'un son de cloche, je filai chez son confrère.

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Lorsqu'il me fit entrer dans son cabinet je frémis devant autant de sex appeal. Là, je vous l'avoue tout de go, celui-là je l'aurais bien mis sous cloche et gardé rien que pour moi.Mais c'était sans compter sur la multitude de patientes en chaleur qui frappaient à la porte, et je n'avais pas envie de me faire sonner les cloches par 10 mères de famille en furie.

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Finalement, il s'agissait bien d'une entorse. Car Bo Dock, en plus d'être sexy, était un excellent praticien. Par le plus grand des hasards il semblerait que je lui ai un peu tapé dans l'oeil puisqu'il m'invita ( waow) à dîner le soir même ( et toc à la 10aine de furies de la salle d'attente!)

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On s'est donc tapé la cloche rien que tous les deux, dans le meilleur restau de fruits de mer de la ville. Il a réglé l'addition ( pas le genre à déménager à la cloche de bois). Sur mon nuage, j'étais!

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Jusqu'à ce que son mobile rugisse "YMCA"et que je l'entende répondre: "Alphonse? Oui mon chéri, bien sûr...J'arrive. Je finissais de dîner avec une patiente fort sympathique qui, va savoir pourquoi, s'était mis dans la tête qu'elle avait un oedème allergique à la cheville!...Haha...oui...très drôle...A tout de suite mon chéri!"

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"Lola, tu n'es qu'une pauvre cloche..." m'a une fois de plus soufflée ma petite voix intérieure.

.( en attendant, Alphonse, il a de la chance!)

samedi 4 avril 2009

Classe de mer


Nous sommes donc partis, avec mes chers bambins et mon accompagnateur Christos (choisi avec soin pour sa patience légendaire) vers une île de l'Atlantique pour une semaine de découvertes marines.

Mes chères têtes têtes blondes s'en sont données à coeur joie, entre les jeux sur la plage, la pêche à pied sur l'Estran, la conception de notre aquarium, notre incursion chez les ostréïculteurs et à la criée, les veillées: conte/musique/chants... et même une boum avec les plus grands ( et là on a eu droit aux coiffures élaborées à l'aide de gel pour être le plus beau/la plus belle pour aller danser, et puis au rapprochement sentimental de quelques-uns et quelques-unes).

Une semaine riche et fort sympathique, réellement!

Mais Christos et moi, à y regarder de plus près, on était loin de se la couler douce... Parce qu'il fallait être au taquet 24h sur 24, que croyiez-vous?

Parce que, parmi mes chers élèves il y avait ( et là je ne serai pas exhaustive):


  • Paul le cascadeur qui ne cessait de grimper sur l'armoire dès qu'on tournait les talons

  • Nora l'hypersensible et somnambule qui vaquait toutes les nuits dans le bâtiment les bras en avant

  • Tom le terrible qui faisait des hémorragies nasales nocturnes

  • Amadis qui avait des chaussures trop petites et ne pouvait donc pas marcher plus de 30m

  • Julie la lunaire qui perdait toujours et partout ses affaires

Et là, j'en passe...des vertes et des pas mûres...


Avec comme conséquence de tout çà, cela va sans dire, pour les deux adultes présents, une attention de chaque instant et une somme de sommeil avoisinnant les 16 heures sur 5 jours.


Ah...Je l'entends encore, la voix de cette mère d'élève, le matin du départ, alors que nous nous apprêtions à monter dans le bus: "BONNES VACANCES!"


( La prochaine fois, je l'embarque avec moi !)


mercredi 25 mars 2009

Premiers jours de printemps


La semaine dernière, c'était sous un soleil radieux, avec 19 ptits loups heureux, au bord de la mer... Il y a des fois, comme çà, où je suis vraiment heureuse d'avoir choisi ce métier.
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dimanche 15 mars 2009

Faut pas vieillir


La semaine passée c'était le printemps des poètes, la "poésie en fête", qu'ils disaient. Et comme vous le savez j'ai un gros faible pour la poésie. Alors avec la classe du vendredi, 28 cm2 motivés comme je ne les avais jamais vus, nous avons décidé d'écrire NOS poésies afin de les déclamer devant un public émerveillé (on y croyait!).

Trois mois de motivation non stop et d'écriture...pour un résultat plutôt sympathique, franchement!

Et nous voici donc le jour J dans la galerie marchande d'une grande enseigne. On a notre micro, la sono est prête, et on se poste majestueusement entre la pharmacie et le bar-tabac, juste entre les caisses et la sortie. Le lieu stratégique, quoi!

De plus, les élèves ont fabriqué de leurs petites mains inventives des billets sur lesquels figurent leurs oeuvres. Pour les distribuer, juste pour le plaisir de partager.

Tandis que certains se mettent à déclamer et que quelques badauds commencent à s'arrêter, l'oreille attentive ( déjà une chose de gagnée!), d'autres proposent leurs jolis billets aux passants. Lesquels acceptent, pour la plupart, bien volontiers le présent.

Pour la plupart...

Car lorqu'une salve de personnes du 4ème âge arriva, et que mes chères têtes blondes proposèrent avec leur plus grand sourire "une poésie, Madame, Monsieur, c'est gratuit et pour le plaisir des mots", nous vîmes le spectacle le plus ahurissant qui soit: visages renfrognés, grommellements acerbes, gestes de recul et parfois repoussant, jusqu'à l'apothéose, un "Dégage petit merdeux!" lancé par une octogénaire à qui, si elle n'avait ouvert la bouche, on aurait donné le bon dieu sans confession.

Y a plus de vieillesse, j'vous dis...


( pour réequilibrer, je remercie la septuagénaire aux cheveux roux qui a demandé 8 billets supplémentaires, parce qu'elle apprécie particulièrement la poésie et les enfants, ELLE...)


Et pour finir, parce que j'ai tendance à bien les aimer, moi, les personnes âgées, cette chanson de toujours, qui me fait encore pleurer.




dimanche 8 mars 2009

Au vert

Me voici de retour d'un exil "repos total" ( hautement mérité, c'est moi qui vous le dis!) d'une petite dizaine de jours, loin du tumulte de la vie quotidienne.
Et bien, vous me croyez si vous le voulez, mais c'est fou ce qui change en dix minuscules petits jours:
  • ma peau a retrouvé un teint de pêche
  • il n'y a plus de bagages encombrants sous mes grands yeux verts ( tiens, ils sont devenus grands d'ailleurs, et verts!)
  • ma voix est moins cassée
  • je me trouve belle!

Allez...pfff...je me donne environ une petite semaine de régime: lever 7h-boulot- café-cigarette-surgelés- avec option vie dissolue, pour retrouver mon teint grisâtre, mes grosses valises, ma voix de Jeanne Moreau, et ma vieille habitude de me sentir moche.

J'suis verte!!!

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dimanche 15 février 2009

D'abord l'enfance




Dans une suite toute logique et grâce à G. Darmon, j'ai décidé de vous raconter des bribes de mes jeunes années, en commençant par ma première décennie dans ce monde, en plein dans les années 70.

Dans les seventies, donc, (une époque oubliée où la baguette coûtait 0, 95 francs):

  • Avec mes parents nous nous promenions le dimanche dans une vieille AMI8 et et je n'étais pas obligée de mettre ma ceinture de sécurité ( libre de mes mouvements, je pouvais faire des grimaces aux automobilistes, à moitié cachée par la plage arrière, c'était chouette!)
  • J'attendais impatiemment chaque semaine mon journal de Mickey où je me délectais des aventures abracadabrantes des vilains rapetous, et où je suivais scrupuleusement les conseils du manuel des castors juniors pour construire une cabane digne des robinsons suisses.
  • Au goûter, je mangeais des chocos BN ou une tartine de vache qui rit, et dans la cour de récré je faisais des bulles avec mon malabar.
  • Un jour, en rentrant à la maison après l'école, quelque chose d'exceptionnel était arrivé: une nouvelle télé. En couleurs!
  • Je regardais Cosmos 1999, Starsky et Hutch, Drôles de dames et l'île aux enfants ( que sont donc devenus Julie, François, monsieur Du Snob et Casimir?), Hannah et Barbera étaient mes amis, j'étais amoureuse d'Albator et je pleurais devant les calamités poursuivant le malchanceux Caliméro.
  • A noël, j'avais un spirographe, ou une poupée qui parle.
  • La DS n'existait pas et avec les copains, les jours de pluie on jouait au Mastermind ( parce que les jours de beau temps on faisait des courses en vélo!)
  • Martine était toujours par monts et par vaux: un coup à la plage, une autre fois au cirque, ou encore petit rat à l'Opéra ( vous vous souvenez de Martine?)
  • Sur les murs de ma chambre d'enfant, j'avais punaisé des photos (floues, of course) de David Hamilton.
  • Je portais des Kickers et une petite robe chasuble (mais pas en même temps!)
  • Et j'étais amoureuse de Lilian, mon voisin, qui m'avait initié au maniement de la voiture télécommandée.

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