vendredi 17 décembre 2010

C'est çà grandir

C'est l'histoire du petit Tom, sept ans, l'un de mes élèves.

Il y a deux jours, Tom décide de faire une blague à sa maman, et de se cacher dans l'armoire de la chambre pour la surprendre, lui sauter dessus et lui faire un gros câlin. Et puis là, dans l'armoire, bien calfeutré, Tom lève les yeux. Mais qu'est-ce que c'est que tous ces paquets cadeaux? çà tourne vite, dans sa tête, à Tom. Son sourire disparaît: oh non, alors le père-noël ce serait les parents? Du coup il n'a plus du tout envie de sauter sur sa maman.
Il descend dans le salon, et l'oeil dépité demande des explications.
-Et bien tu vois, mon bonhomme, maintenant tu es dans le secret des grands.
çà le revigore un peu.
Et là, sa grande soeur arrive et lance tel un boulet de canon:
-Tu sais, çà m'a fait drôle à moi aussi le jour où j'ai appris que la petite souris n'existait pas!
Un court silence, aussitôt rompu par la voix découragée du petit garçon: "QUOI??? PARCE QUE LA PETITE SOURIS N'EXISTE PAS NON PLUS???!!!"

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dimanche 21 novembre 2010

Faut que çà s'arrête!

La pluie ne fait pas le beau temps, c'est moi qui vous le dis!
Depuis deux semaines c'est averses sur averses dans ma si bellle région.
Les gens sont tout gris, les mines se décomposent.
Moi même je me sens toute tristounette plus souvent qu'à mon tour.
Je veux du soleil!
Un beau soleil tout rond dans le ciel d'automne.
C'est pas beaucoup demander, quand même! ( si quelqu'un peut faire quelque chose...)



dimanche 14 novembre 2010

Le jour où j'ai dansé la gigolette avec François


C'était il y a une douzaine d'années et je travaillais alors dans une grande école privée, en Mayenne, un ensemble qui allait de la petite section à la terminale.
A noël fut organisé un grand repas réunissant tous les personnels. On m'avait dit de m'habiller: "Pas question, Lola, de te voir avec ton sacro-saint jean!"
Je me mis donc sur mon 31, comme l'usage, apparemment, l'exigeait.
Une fois à ma table, entourée de mes collègues et d'appétissantes mises en bouche, un murmure général se fit entendre. Que se passait-il donc? J'entendais des chuchotement ici et là: "Voilà François F...", je tournai les yeux pour regarder quelle arrivée provoquait un tel émoi chez mes pairs.
Je vis seulement un homme d'une quarantaine d'années, smoking et tête haute. Bah, un grand ponte du coin, me dis-je sans me poser plus de questions.
Après le repas, un groupe breton vint mettre un peu d'ambiance dans la soirée. Dansons tous ensemble! Nous voilà tous debout pour une gigolette endiablée. "Allez! Mettez-vous en ligne, les hommes d'un côté, les femmes de l'autre, face à face, cette danse se pratique en couple!"
Bon d'accord, pourquoi pas?
Le fameux François, un peu gêné, sans doute par devoir, se mit sur les rangs.
Mais...mais...pourquoi toutes les femmes se décalent-elles? On dirait que personne ne veut danser avec ce monsieur? Le pauvre. Ben je veux bien moi, de toute façon je ne le connais pas.
Me voilà au bras de François qui, un peu transpirant, un peu maladroit, suit les consignes pour réussir au mieux la gigolette. Aïe, j'ai un pied écrasé, bah, c'est pas grave, la danse touche à sa fin.
Quelques années plus tard, je reconnais François au JT de 20 heures.
Bah oui, votre humble Lola a un jour festoyé avec le premier ministre.
çà méritait d'être raconté, non?
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mardi 2 novembre 2010

Ah, si j'étais riche


Si je gagnais au loto? Bon je sais je ne joue pas, mais imaginons.
Si je gagnais le super méga giga gros lot? De l'argent tombé du ciel à ne savoir qu'en faire?
D'abord je m'achèterais la maison de mes rêves, avec plein d'ouvertures immenses pour être inondée de soleil, et une grande table familiale pour recevoir tous mes amis.
Une piscine intérieure (laissez moi rêver!)
J'irais au Pérou, en Nouvelles Zélandes, en Alaska...
Je me ferais belle chez l'ésthéticienne et le coiffeur au moins une fois par semaine.
Et puis, j'ose le dire, j'arrêterais de travailler. Parce que même si j'ai la chance de faire un métier où on ne s'ennuie jamais, je vous l'avoue je travaille parce qu'il faut gagner sa croûte.
Et je me mettrais à écrire (continuons de rêver!), écrire sérieusement des choses pas forcément sérieuses, assise derrière mon grand bureau. J'aurais enfin le temps!
Et bien oui, parce que si j'étais riche, je soudoierais un éditeur pour être publiée, il y aurait tellement de marketing autour de mon oeuvre que je vendrais des milliers d'exemplaires et deviendrais célèbre. Le nom de Lolabebop deviendrait incontournable, mes romans seraient portés à l'écran et leurs titres s'étaleraient dans Paris sur les colonnes Morris.
Bon je m'enflamme, je m'enflamme mais c'est pas tout çà, là il faut que je vous quitte: je dois aller à l'office HLM payer mon loyer, et m'acheter des pâtes pour accompagner la sauce tomate...
Mais dîtes-moi, vous, vous feriez quoi si crésus vous choisissait?
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mercredi 20 octobre 2010

No more time

Je suis en vrac: débordée, au taquet, submergée, inondée, dépassée, envahie, emportée par le boulot! Mais je vais me calmer et je reviens très vite! Bisous à tous!

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dimanche 10 octobre 2010

Il y a

Il y a dix ans, je réussissais mon concours, enfin, après des années de labeur.
Il y a neuf ans, je m'installais dans cette jolie ville, toujours animée, toujours douce à vivre.
Il y a sept ans, je LE rencontrais, loin de me douter que cela durerait plus longtemps que la foire à Niort.
Il y a six ans, j'avais un accident de voiture, de ces accidents qui vous remettent la tête à l'endroit: désormais je suis plus vigilente.
Il y a cinq ans, je découvrais le mystère des ruelles de Venise, sa magie aussi.
Il y a trois ans, je faillis perdre ma meilleure amie à cause d'une p... de rupture d'anévrisme.
Il y a deux ans, je me décidais à ouvrir ce blog.
Il y a un an, je faisais un "burn-out".
Et aujourd'hui, aujourd'hui... Je fais ce que je peux, essayant de ne garder que le bon du passé, et ne pensant pas trop à l'avenir.
Du moins j'essaie!!!
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dimanche 3 octobre 2010

Le baiser

Il est un baiser qui me touche en plein coeur: celui qui est soufflé avec la main.
Ma petite soeur, mes parents, m'envoient cette preuve d'amour lorsque nous nous quittons pour un temps indéfini.
LUI aussi l'envoie à chaque fois qu'il quitte mon cocon douillet.
C'est le baiser qu'on peut faire lorsque la proximité physique n'est plus là, celui qui vole jusqu'à vous et qu'on retient jusqu'à la prochaine fois.
C'est le baiser qui m'émeut, allez savoir pourquoi...
Et vous, votre baiser fétiche?