
Je présente par avance mes excuses aux lyonnais, mais déjà toute petite, je vous avoue que les facéties de Guignol ne me faisaient pas rêver. Du haut de mon innocence, je le trouvais même cruel... ( je ressens comme si c'était hier ce frissonnement désagréable qui me parcourait le corps quand il apparaissait avec son bâton-matraque), et s'il se voulait justicier, j'étais trop naïve pour avoir compris que ce monde était rempli de vrais méchants.
Je préférais largement le répertoire italien et son Polichinelle.
Et puis je m'étais construit mon propre petit châtelet, et, à l'aide d'une grand-mère joueuse, des marionnettes que je façonnais à mon idée (certaines très moches, mais c'était mes préférées, allez comprendre...)
Alors à Prague, vous imaginez mon émerveillement devant ces centaines de poupées en bois articulées!
Georges Sand a dit un jour que les marionnettes n'amusent que les enfants et les gens d'esprit. Alors j'en suis sûre aujourd'hui, je suis encore une enfant. (Et pas la peine de rajouter en ricanant bêtement que je n'ai pas d'esprit, parce que c'est celui qui dit qui y est!)
